Le Département du Loiret lance sa saison culturelle « En scène ». Où que vous soyez, trouvez facilement les spectacles qui s’offrent à vous.
SAINT-DENIS-DE-L'HÔTEL, Parc Henri Coullaud, Saint-Denis-de-l'Hôtel

Violet et Or! Jusqu'à la mort

par la COMPAGNIE DU HASARD
D’un bord de route paumé aux tribunes d'un stade, cette comédie romantico-footballistique s'adresse au public le plus large grâce à ses personnages haut en couleur et sa mise en scène inter-active.
Vendredi 28 juin, 18h00
Événement proposé par la COMPAGNIE DU HASARD

Public

Tout public

Modalités

gratuit

Lieu

SAINT-DENIS-DE-L'HÔTEL, Boulevard du Grand Clos
Loiret
D’un bord de route paumé aux tribunes d'un stade, cette comédie romantico-footballistique s'adresse au public le plus large grâce à ses personnages haut en couleur et sa mise en scène inter-active.

**Ce spectacle est l’occasion de réfléchir aux histoires qui nous font vibrer, de nous demander si être français, c’est regarder Miss France et la coupe de France, et ce que l’on cherche au stade, ce lieu de déchainement des passions, où cohabitent homophobie ou racisme comme des moments de communion portant l’émotion jusqu’aux larmes.**

**Violet et or jusqu’à la mort est une comédie romantique qui glisse vers le grand délire pour finir dans une sorte d’Inter-ville mêlée de Super-Bowl.**

Le synopsis :
Après une journée de travail, Victoire sort de son usine solognote et enfourche sa mobylette pour rejoindre à Blois le car de supporters qui doit l’emmener au stade de France voir la finale de la coupe de France, où son équipe de coeur : Les violet et or affronte le POP : les Pirates of Paname. Les violet et or surnommés aussi les salamandres du Loir-et-Cher sont en quatrième division et, après un parcours épique, sont pour la première fois de leur histoire en finale. La mobylette de Victoire tombe en panne en rase campagne non loin d’un abribus dont on se demande s’il est encore desservi.
Nicolas sort d’une longue journée de cours dans son lycée privé. Il est professeur de physique et sa femme Marie-Magdeleine vient de le quitter. Alors qu’il tente de la joindre par téléphone tout en traversant la campagne pour rentrer chez lui sur son vélo électrique flambant neuf, il crève et voile sa roue. Le voilà lui aussi coincé à l’abribus.

Un seul personnage lui aussi en attente d’un bus, un peu perché, permettra, malgré lui, que Victoire et Nicolas se rapprochent et leur donnera la possibilité de s’échapper.

Victoire et Nicolas arrivent au stade. C’est le moment du dernier penalty. L’excitation est à son comble dans les tribunes, les supporters chantent et un speaker en costume argenté de coupe de France, commente et met l’ambiance. Jarodiksikski rate son penalty, les violet et or ont perdu le match. Victoire est anéantie. Le speaker au costume en forme de coupe fait son show, il reraconte le match et les actions importantes, il reraconte l’histoire de la coupe de France. Sorte de rockstar (ou Ruby Rhod/Chris Tucker dans le cinquième élément de Luc Besson), il est charismatique, à moitié en transe il est à la fois le spectacle et une réflexion, une critique de la société du spectacle… la remise des médailles aux perdants et de la coupe aux
gagnants va avoir lieu… le speaker pose une question au public, celle ou celui qui répond aura le privilège de venir remettre la coupe et gagnera le ballon dédicacé du match ou un maillot.

C’est une question de physique : si le ballon est à neuf mètres des buts au moment du penalty et qu’il rentre dans le but trois secondes plus tard, quelle est la vitesse du ballon ? C’est Nicolas qui répond le premier. Et voilà Nicolas et Victoire qui rejoignent le speaker, il les embarque dans son tourbillon, il les prend pour un couple. Jarodiksikski vient récupérer sa médaille de perdant, Victoire n’en peut VVIIOOLLEETT EETT OORR !! JJUUSSQQUU’’ÀÀ LLAA MMOORRTT…… plus. Nicolas et Victoire doivent rejouer le penalty, Jarodiksikski annonce sa retraite des terrains, le speaker est à fond et chauffe les tribunes qui se remettent à chanter, il pousse les deux protagonistes dans les bras l’un de l’autre. Jarodiksikski s’en va traversant pour la dernière fois la pelouse, you’ll never walk alone.

Le personnage qui fait contrepoint au duo Victoire/Nicolas, est, comme on en voit en Loir et Cher, un résident d’une clinique psychiatrique, qui marche le long de la route et s’arrête à cet abri, un peu lunaire, un peu ailleurs, il nous raconte un monde différent, loin des préoccupations de Victoire qui ne vit que par et pour le foot, et de celles de Nicolas, très classique, chrétien et passionné d’astronomie.

Le speaker lui nous fait vivre le spectacle et la mythologie du foot. Sans vouloir jouer aux intellos avec des références comme mythologies de Roland Barthes ou la société du spectacle de Guy Debord, il est, pour nous et les spectateurs, l’occasion de nous interroger sur ces grands moments de communion et de liesse populaire qui sont à la fois sublimes et atroces.

Cette coupe créée en 1917 porte en elle la volonté de rassembler et d’unifier
la France, elle a cette particularité de mélanger professionnels et amateurs
dans une même compétition en pouvant associer les plus petits clubs aux plus grands. En plus de cent ans, seuls deux clubs qui ne sont pas de division une l’ont remporté, mais plusieurs fois il y a eu des épopées avec des clubs de 4eme division qui accédaient à la finale, le petit poucet contre l’ogre (terminologie reprise par les journaux) ou David contre Goliath…